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Contrairement aux croyances entretenues par les récits de dirigeants « self-made men » qui auraient la science infuse, l’art de la prise de décision stratégique n’est pas inné. Cette compétence se cultive et s’affine avec le temps, l’expérience et la connaissance. À travers ces 7 conseils pratiques, découvrez comment minimiser les risques du processus de décision tout en maximisant les avantages pour votre entreprise.

Les conséquences de mauvaises décisions

Chaque décision prise (ou absence de décision) a le potentiel d’amener votre entreprise vers le succès, ou de la plonger dans de sérieuses difficultés. Pensez donc à ces quelques scénarios très réalistes :

  • échec commercial lié à un lancement de produit précipité, sans étude de marché ;
  • plaintes de clients suite à la réduction des coûts menant à la diminution de la qualité des matières premières ;
  • perte de compétitivité par refus d’adopter de nouvelles innovations technologiques ;
  • qualité du travail qui diminue à cause de coupes budgétaires dans la formation ;
  • perte de part de marché pour avoir ignoré le changement de tendance et privilégié les habitudes ;
  • incidents et litiges coûteux liés à la diminution des dépenses en matière de sécurité et de conformité.

Les conséquences de mauvais choix sont nombreuses : perte financière, perte de parts de marché, réputation abimée, perte de partenaires, démoralisation de l’équipe, taux de rotation qui augmente…

Comment prendre de meilleures décisions ?

Si vous devez très rapidement prendre des décisions importantes pour votre organisation, et que vous manquez de temps, le plus sûr est d’être accompagné par un prestataire spécialisé dans ce processus, comme Lucanet.

Si le temps n’est pas un obstacle, il est vivement recommandé d’explorer la littérature sur le sujet en vue d’affûter votre capacité à prendre des décisions.

prendre la meilleure décision professionnelle sans hésiter

La littérature sur le management décisionnel

Voici quelques œuvres utiles pour nourrir vos connaissances :

  • modèle de prise de décision des Quakers (17e siècle) ;
  • processus tabulaire de Benjamin Franklin (1776) ;
  • Chester Barnard : The Function of the Executive (1938) ;
  • Herbert A. Simon : Administrative Behavior (1947) ;
  • Séquence de Drucker : The Effective Decision (1967) ;
  • Gary Klein : Sources of Power : How People Make Decisions (1998) ;
  • James Surowiecki : The Wisdom of Crowds (2004) ;
  • Richard Thaler, Cass Sunstein : Nudge : Improving Decisions about Health, Wealth, and Happiness (2008).

Certaines sources peuvent ne plus correspondre tout à fait à la réalité du siècle actuel. Toutefois les principes généraux du management décisionnel restent actuels.

Les différentes manières de prendre des décisions

Que vous soyez à l’aise ou non dans la prise de décision, ce processus est nécessaire pour faire avancer l’entreprise. Voici une liste non exhaustive d’approches possibles, avec leurs avantages et leurs inconvénients :

  • autocratique : rapide et efficace. Risque d’ignorer des informations importantes. Peut affecter négativement l’équipe ;
  • déléguée : gain de temps, motivation du délégué. Risque d’exécution différente des attentes ;
  • consultative : plusieurs points de vue. Risque de sentiment d’exclusion chez les non-participants, manque de transparence potentiel ;
  • démocratique via un vote : transparence et justice perçue. Vulnérabilité au lobbying, risque d’ignorer les minorités, manque d’implication des perdants ;
  • consensuelle : chercher l’accord satisfaisant pour tous. Inclusif mais processus long et laborieux ;
  • consentie : recherche de l’absence d’objection majeure. Plus rapide que le consensus, mais moins collaborative et moins égalitaire ;
  • triangulaire : système à trois participants, dont un externe au projet. Partagé et inclusif, mais à ajuster au contexte.

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Les 7 étapes indispensables pour prendre une bonne décision

Chaque prise de décision est par essence une prise de risque. L’objectif est donc d’apprendre à évaluer les risques potentiels et à les prendre de manière calculée. Il existe pour cela une multitude de modèles et d’outils qui peuvent vous guider dans le processus de décision, dont :

  • le modèle Agile Decision Making ;
  • le modèle Networked Decision Making ;
  • le modèle Data-Driven Decision Making ;
  • le modèle Gradients of Agreement ;
  • la classique analyse SWOT ;
  • les arbres de décisions ;
  • la loi de Pareto ;
  • la matrice d’Eisenhower.

1. Partir du résultat souhaité pour définir l’objectif

Commencez par la fin en visualisant les résultats espérés. Il devient alors plus simple de tirer le fil des décisions à prendre et des obstacles qui vont être rencontrés jusqu’à l’obtention de ces résultats.

2. Définir l’objectif

Concentrez-vous sur le fond du problème afin de définir clairement les « conditions limites ». Cela inclut la compréhension de la nature du problème et la détermination des critères de résolution. Aidez-vous par exemple d’un arbre de décision pour visualiser le problème et ses causes possibles afin d’identifier des solutions possibles.

3. Collecter et analyser les données

Notre monde, dominé par la donnée, vous offre une formidable opportunité de collecter de précieuses informations objectives sur votre marché, vos clients, votre entreprise et les tendances. Il en va de même avec les outils de traitements de données qui vous permettent de les visualiser : Excel, Google Charts, outils développés en interne…

4. Consultation et brainstorming

À ce stade, repensez aux processus de décision existants (autocratique, consensuel…) et aux outils et modèles disponibles (SWOT…). Le brainstorming collaboratif aide par exemple à générer des idées et des solutions, et peut révéler des angles que vous n’auriez pas envisagés seul. Même l’entrepreneur solo peut utiliser ChatGPT pour brainstormer, en prenant garde de ne pas lui fournir d’informations sensibles sur votre business.

Exemple de prompt : « Tu es expert en stratégie décisionnelle. Tu vas interagir avec moi en me tutoyant, comme d’humain à humain, et me poser des questions critiques qui me feront réfléchir sur les aspects clés de mon problème, les avantages, les risques et les difficultés possibles. Voici ma {situation actuelle}. Je souhaite {obtenir tels résultats / atteindre tels objectifs} mais je {rencontre tel problème}… »

5. Évaluation des options et prise de décision

Grâce aux outils disponibles, créez une matrice de décision où vous noterez les avantages et inconvénients de chaque option, et ses coûts-bénéfices. Attribuez un coefficient à chaque critère selon leur importance pour faire un choix équilibré. N’oubliez pas de faire aussi appel à votre intuition pour guider votre décision, tout en la validant grâce aux données.

6. Planification et mise en œuvre

Il faut maintenant transposer votre décision en plan d’actions. De nombreuses décisions sont erronées, car elles ne comportent aucun engagement d’action. Quelle est la voie à suivre ? Qui sera responsable pour la concrétiser ? À quelle échéance ? La méthode SMART peut vous aider.

7. Suivi et évaluation

L’évaluation des résultats, avec des outils comme Asana, Trello, Notion ou autres, est probablement l’étape la plus importante du processus de décision. Il est crucial de comprendre ce qui a fonctionné et d’identifier les points à améliorer. L’approche test & learn est la caractéristique fondamentale de la plupart des dirigeants « self-made men ».

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